Député de la 1ère circonscription du Rhône, Conseiller métropolitain de Lyon

Député de la première circonscription du Rhône Conseiller métropolitain de Lyon

Menaces et consentement

A l'Assemblée Nationale

L’intervention du Président de la République le 12 juillet a permis un réel sursaut collectif. Les demandes de vaccination ont bondi (quasi un million le 13 juillet), pour dépasser aujourd’hui les 40 millions de Français ayant reçu au moins une dose et les 62% de la population majeure totalement vaccinés. L'objectif est d'atteindre à la fin août 50 millions de primo-vaccinés et 85% des plus de 50 ans ou de personnes atteintes de comorbidités vaccinés. Les mesures sanitaires complémentaires que nous avons votées à l’Assemblée Nationale dans la nuit de dimanche à lundi, viennent d’ailleurs consolider cette trajectoire.

Malheureusement, le discours présidentiel a également suscité des réactions violentes. Comme d’autres de mes collègues députés, j’ai reçu ces derniers jours plusieurs messages anonymes de menaces, comme celui : « Dites aux autres députés de bien voter car à partir de maintenant, c’est des vraies balles que vous allez vous prendre (je suis armé), faites attention où vous allez. Vous nous injecterez jamais le vaccin. ».

Le Président de l’Assemblée Nationale a saisi, dès le 16 juillet, le procureur de la République afin qu’une enquête soit ouverte.

Je peux comprendre les réticences de certains de nos concitoyens car les questions de santé relèvent de l’intime et chaque choix se doit d’être respecté. Cependant, je n’accepterai jamais les menaces, les intimidations ou les comparaisons avec les heures les plus sombres de notre Histoire que certains « anti-vax » ou « anti-passe sanitaire » se sont permises de faire.

Concernant les vaccins, depuis leur invention en France il y a plus d’un siècle, ils ont largement contribué à l’allongement de notre espérance de vie en bonne santé. Plus spécifiquement, la technologie de l’ARN Messager a, elle, été découverte plus récemment, en 1961, par des chercheurs de l’Institut Pasteur, Jacques MONOD et François JACOB, ce qui leur a valu le prix Nobel de médecine en 1965. Cette technique avancée se fonde sur l'utilisation d'un code génétique appelé acide ribonucléique (ARN) qui, une fois dans l'organisme, permet la production de protéines favorisant une réponse immunitaire. Cette technique est utilisée depuis les années 1990, en immunothérapie, notamment pour lutter contre les cancers.

Aujourd’hui, la mise sur le marché d’un médicament, intervient après un protocole extrêmement rigoureux permettant d’assurer un très haut degré de sécurité. Bien sûr, aussi stricte soit-il, ce protocole ne permet pas, comme dans chaque domaine, d’assurer le risque 0. Le vaccin permet cependant le fort ralentissement de la propagation du virus (divise par 12 la possibilité de le transmettre) et protège, à 95%, des formes graves de la Covid-19 et de ses variants. Il est un outil efficace et essentiel dans la lutte contre la Covid-19. La situation en Angleterre et en Israël en témoigne : malgré la forte augmentation des contaminations au variant Delta, le nombre d’hospitalisations et de morts restent stables. La population touchée est plus jeune, donc moins exposée aux formes graves, mais également moins vaccinée. Se vacciner, c’est aussi, et surtout, protéger les autres.

C’est pourquoi, le passe sanitaire n’est pas une atteinte aux libertés. Il est l’assurance pour nous tous de pouvoir retrouver un rythme de vie sociale et économique normal sur le court, moyen et long terme. Notre liberté n’est pas le synonyme d’une vie sans règles ou sans contraintes. Notre liberté consiste à choisir collectivement les règles que nous souhaitons nous imposer pour vivre mieux en collectivité. Pour reprendre les termes d’Emmanuel Macron « la liberté des uns s’arrête où commence celle des autres ».

Que les choses soient claires, aujourd’hui la vaccination obligatoire généralisée n’a pas été votée dans le texte de loi issu d’un consensus entre députés et sénateurs adopté dans la nuit du dimanche 25 juillet. Cette loi intègre des dispositions justes, pour protéger les Français, particulièrement les plus fragiles et soutenir notre économie :

  • La prorogation du régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 15 novembre, et l’extension du passe sanitaire à d’autres lieux présentant de forts risques de contamination.
  • L’isolement obligatoire des personnes atteintes par le virus.
  • La vaccination obligatoire de certaines professions, pour protéger les plus fragiles, dans un calendrier cohérent et proportionné.

Il était de notre devoir de parlementaires de tout mettre en œuvre pour nous prémunir d’un nouveau confinement à la rentrée.

Le Président de la République, le Gouvernement et la majorité Présidentielle de l’Assemblée Nationale se mobilisent pour qu’un maximum de nos concitoyens soient vaccinés. Cela nous permettra de maintenir les classes de nos enfants ouvertes, d’assurer aux étudiants leur présence sur les campus, d’offrir la possibilité aux lieux de cultures et de restauration d’accueillir du public, et ce dans la plus grande quiétude. La vaccination, c’est l’assurance de ne pas avoir à nous reconfiner.


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